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La revue de presse éco de la semaine (16 au 20 juillet)

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La revue de presse éco de la semaine (16 au 20 juillet)
© Matej Kastelic

Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité économique cette semaine? La rédaction vous propose de découvrir ce que vous avez pu rater du 16 au 20 juillet 2018. Au programme: insuffisances du CPF, lancement du Conseil de l'innovation, embauche des cadres au beau fixe, dynamisme des fintech...

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Le CPF jugé inéquitable et complexe

Créé en 2015, le CPF n'a pas rempli ses promesses selon une étude qualitative très critique sur le dispositif d'accès à la formation réalisée par la Dares, le service statistique du ministère du Travail. Premier biais, l'objectif de former chacun indépendamment de son statut. Le rapport estime que la complexité d'accès aux sources de financement est encore présente alors qu'il doit être universel, tout comme le montage des dossiers qui ont freiné l'accès à la formation aux personnes les moins qualifiées.

Selon Le Monde (payant), "les potentiels bénéficiaires ne sont donc pas égaux devant la formation". L'autre limite du CPF s'étaye aussi sur l'absence de mobilisation des entreprises dans leur politique de formation. Des freins que le ministère du Travail espère voir supprimés par la réforme de la formation professionnelle actuellement en discussion au Parlement, qui transforme notamment le CPF en heures en un CPF libellé en euros.

Le Conseil de l'innovation attendu au tournant

Top départ pour le Conseil de l'innovation ! Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a inauguré mercredi 18 juillet 2018 le lancement du Conseil de l'innovation chargé d'orienter une enveloppe annuelle de 250 millions d'euros à destination des start-up innovantes. Parmi cette enveloppe, 70 millions d'euros de financement seront dédiés à l'univers des acteurs de la deep tech dans le cadre du fonds dédié et géré par Bpifrance.

Pour le reste, 150 millions d'euros seront adressés à accompagner des "grands défis technologiques", comme l'explique Les Échos. Amélioration des diagnostics médicaux par l'intelligence artificielle ou encore certification et fiabilisation des systèmes d'IA. 25 millions d'euros sont orientés vers le plan Nano 2022, dédié à la nano électrique et les cinq derniers millions seront librement alloués par le Conseil de l'innovation.

Complémentaire santé : les salariés presque tous couverts

Plus de neuf salariés sur dix sont couverts par une complémentaire santé. C'est ce que fait apparaître une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé, publiée cette semaine. Ils n'étaient que trois sur quatre à l'être en 2015.

Un effet de l'ANI (accord national interprofessionnel), entré en vigueur en 2016, qui oblige tous les employeurs de droit privé à proposer le dispositif à leurs salariés. "Depuis l'application de l'ANI, la part des établissements n'offrant pas de complémentaire s'est réduite considérablement, passant de 49% à 16%", observe Le Figaro. Cette minorité se compose notamment de petites structures où les salariés, déjà couverts ou bénéficiant de la complémentaire de leur conjoint, ont fait valoir leur dispense d'adhésion.

Revers de la médaille ? "[L'ANI] n'a pas nécessairement été avantageux pour tous les salariés. Ainsi, 18% des entreprises qui proposaient déjà une couverture santé à leurs salariés ont profité du nouvel accord pour modifier leur niveau de remboursements et 8% pour réviser leur taux de participation".

Les entreprises n'ont jamais autant embauché de cadres

Selon une récente note de conjoncture de l'Apec, 62 % des entreprises ont embauché au moins un cadre au deuxième trimestre 2018."Non seulement cette croissance de la part des entreprises recruteuses est importante mais elle permet d'atteindre le plus haut niveau atteint par cet indicateur", souligne, d'après BFM TV, l'association.

Un moyen de remplacer les départs ou -moins souvent- d'accompagner l'augmentation de l'activité de l'entreprise. Un mouvement particulièrement observé dans les secteurs de l'informatique, de l'industrie et de la construction. "Le troisième trimestre s'annonce moins dynamique. Les entreprises sont moins nombreuses à prévoir de recruter au moins un cadre, à 56%", remarque le média économique.

Tech in France défend les ETI

"C'est bien de parler de start-up, mais il faut aussi parler des ETI car plus elles seront nombreuses, mieux ce sera pour les start-up". Cette revendication, c'est Pierre-Marie Lehucher, nouveau président de Tech in France, association d'éditeurs de logiciels et de services Internet, qui la porte dans Les Échos, dans un article sur la préparation de la "phase 2" de la French Tech. Son combat : le renforcement du tissu d'ETI dans le secteur.

"Nous n'aurons pas des dizaines de scale-up comme Criteo ou Talend qui sauront s'introduire par elles-mêmes à la Bourse américaine, les autres peuvent adresser les marchés internationaux au sein de l'offre d'une ETI", assure-t-il. Autrement dit, en collaborant avec des entreprises plus grandes pour la valorisation de leurs produits. Ce qui bénéficierait à toutes les entreprises.

Mais encore faut-il, pour cela, que le financement des ETI soit amélioré en France, ce qui est une autre revendication de l'association. Ce qui pourrait passer, par exemple, par un fléchage de l'assurance-vie vers l'innovation.

Pour aller plus loin : Les secrets des ETI allemandes

200 millions d'euros levés par les Fintech français en 6 mois

Un record ! Depuis le début de l'année 2018, les Fintech françaises ont levé au total plus de 200 millions d'euros. Réalisé à travers d'une vingtaine d'opérations, ce montant dépasse la somme levée en 2016 (172 millions d'euros) et pourrait bien devancer les résultats déjà probant de 2017. 318 millions avaient été levées en 2017, précise La Tribune.

Une situation qui s'explique par l'attrait des entreprises françaises dans le contexte du Brexit : "On n'a jamais eu autant de cartes en mains pour lever de l'argent, explique Olivier Goy, président de Lendix qui a réalisé la deuxième plus importante levée de fonds ce semestre avec 32 millions d'euros. Il y a les fonds, les familles via les family offices, les industriels, de la banque ou de l'assurance, ce qui n'est pas le cas dans tous les secteurs. Et beaucoup d'étrangers s'intéressent à la France : par exemple, Alan (Assurtech) a levé ses 23 millions auprès du fonds Index Ventures"

Le record pour ce semestre est détenu par la start-up parisienne Ledger, qui a bouclé un tour de table de 61 millions d'euros en janvier 2018, pour développer son coffre numérique de sécurisation de la clé d'un portefeuille en crypto-actifs.

La start-up française PeopleDoc bientôt rachetée par des Américains

300 millions de dollars, soit près de 260 000 millions d'euros. C'est à ce prix que PeopleDoc, pépite française spécialisée dans les outils RH, pourrait être rachetée par l'entreprise américaine Ultimate Software, a priori au troisième trimestre 2018. Les deux parties sont entrées en négociation exclusive, apprend-on cette semaine.

L'idée, pour la start-up, est d'accélérer son développement en Europe et en Amérique du Nord. Fondée par des anciens d'HEC, "PeopleDoc a des filiales en Allemagne, Angleterre, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis, avec plus de 1000 clients dans 180 pays", indique Business Insider France.

Et le site de préciser :"En début d'année, la plateforme Tech Tour, qui met en relation des investisseurs potentiels et des startups, avait fait de PeopleDoc, l'une des prochaines startups qui pourraient valoir 1 milliard de dollars".



La Rédaction

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