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[Portrait] Génération (melt)Y

Publié par Marion Perroud le

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Quelques années plus tard, c'est sur les bancs d'Epitech (école d'ingénieur en informatique) qu'il fonde Eeple (raison sociale de Meltygroup), avec deux camarades devenus amis, Jérémy Nicolas et Jonathan Surpin. Ils mettent au point une série d'algorithmes capables de détecter en temps réel les sujets à fort potentiel de popularité sur le Net. L'idée étant d'assister la production de contenus sur ces thèmes avant que le buzz se crée.

La start-up est soutenue par Microsoft puis par Bouygues Telecom Initiatives. "Nos actionnaires nous ont poussés à valoriser notre technologie auprès d'autres groupes médias. Mais peu d'entre eux comprenaient à quoi cela pouvait leur servir. Nous avons donc décidé de développer Melty", résume le dirigeant.

Ses premières fois

Son premier modèle
Si d'aucuns le comparent à Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, c'est plutôt le parcours de Walt Disney, petit entrepreneur qui a bâti un empire aux multiples ramifications, qui l'inspire : "Ce modèle de réussite entrepreneuriale le nourrit au quotidien", affirme son ami et associé Jonathan Surpin.

Son premier mentor
En 2011, alors que l'entreprise est au bord de la faillite, les cofondateurs parviennent à convaincre Pierre Chappaz d'investir dans le projet. "Si Melty en est là, c'est surtout parce qu'on a eu la chance de tomber sur les bonnes personnes à des moments-clés du développement. Pierre Chappaz a été l'un des premiers à croire en nous."

Avant le succès, les difficultés

Aujourd'hui, l'entreprise embauche 96 salariés et devrait réaliser un chiffre d'affaires de 7 à 8 M€ en 2014, contre 4,5 M€ en 2013. Résultat, des journées de travail marathoniennes pour le dirigeant. "Il bosse énormément et est très sollicité à côté. Ses rendez-vous démarrent au petit-déjeuner et s'achèvent au dîner. Sa vie professionnelle prend le pas sur sa vie personnelle. Il a la chance d'avoir une fiancée très compréhensive", plaisante Jonathan Surpin.

Perfectionniste, Alexandre Malsch l'est avec lui comme avec les autres. Le chef d'entreprise se décrit comme un "patron très relou et très exigeant". Son ancien camarade de classe tempère : "Il donne le cadre, mais laisse une grande liberté." Derrière une assurance qui semble sans bornes, Alexandre Malsch terre des doutes. Le jeune homme n'est notamment pas près d'oublier l'époque, pas si lointaine, où les associés sont passés à deux doigts du dépôt de bilan, avant de consolider le business model de la société en 2011-2012. "On a galéré. C'est très difficile de monter sa boîte. Encore aujourd'hui, je me demande si je suis toujours l'homme de la situation."

C'est notamment la raison pour laquelle il a cherché à s'entourer d'investisseurs mentors de renom, capables de le guider sans le brider. Parmi eux, on retrouve Pierre Chappaz (Kelkoo), Marc Simoncini (Meetic), ou Matthieu Pigasse (groupe Le Monde). "Nous ne sommes qu'à un tiers du chemin. On a réussi à faire un truc cool en France en créant une boîte générationnelle. Notre objectif est de devenir le premier groupe médias pour les jeunes du monde", affirme-t-il. Cap est mis sur la diversification des activités et l'international. Cette fois, ce surfeur aguerri l'assure, il fera tout pour éviter le creux de la vague.

Ses dernières fois

Sa dernière passion
Dès qu'il le peut, Alexandre Malsch s'échappe à Biarritz pour pratiquer le surf. " Cela me repose " , évoque-t-il à propos de ces instants où il se déconnecte du travail. Un point de chute où il retrouve également sa famille.

Ses derniers engagements
Après avoir siégé au Conseil national du numérique sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Alexandre Malsch a cofondé, en 2013, Le Siècle numérique, aux côtés de Geoffrey La Rocca (MadeleineMarket) et d'une dizaine de web entrepreneurs. Ce club de réflexion a pour vocation de rassembler start-up du web et industriels "pour échanger d'égal à égal".
Autre engagement, la Melty Talents House, pépinière du groupe qui accompagne les porteurs de projets et créateurs d'entreprise de 16 à 30 ans.

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Marion Perroud

Journaliste

Entre 2012 et 2016, Marion Perroud a suivi, au sein de la rédaction de Chef d’Entreprise, l’actualité des TPE (artisans du bâtiment et commerçants), des [...]...

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