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Le service aux entreprises grandit grâce au marché des PME

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Le service aux entreprises grandit grâce au marché des PME

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Les enseignes spécialisées résistent

La spécialisation semble donc être la clé du succès. L'enseigne Temporis, qui a poursuivi en 2013 son maillage territorial avec l'ouverture de 20 nouvelles agences, franchissant ainsi le cap des 100, envisage l'implantation sur Paris d'agences spécialisées en 2014. Le groupe Alphyr a, de son côté, créé deux enseignes distinctes. Lynx RH est dédié au recrutement en CDI, CDD et intérim de profils bac + 2 à bac + 5 dans les métiers de l'ingénierie, de l'informatique et du tertiaire. Alors qu'Aquila RH recrute des profils CAP à bac pour les secteurs du BTP, du transport et de l'hôtellerie-­restauration. Le groupe peut ainsi implanter, selon le contexte économique, une ou deux agences sur une même agglomération. Agri Intérim propose, pour sa part, ses services dans l'agriculture, le para-­agricole, le paysage et les travaux publics. La spécialisation peut aussi être une source d'économies car, comme le fait remarquer le dirigeant de Territoires & Marketing, " plus on se spécialise, moins on a besoin d'avoir pignon sur rue ". Ainsi, Aquila RH et Lynx RH ne s'installent pas en rez-de-chaussée mais en étage, où les loyers sont moins chers.

Toujours dans le service aux entreprises, les réseaux de formation reprennent des couleurs. " Après un début d'année 2013 marqué par l'attentisme des chefs d'entreprise, on a assisté à un déblocage massif des fonds de formation Agefos en fin de période ", constate Laurent Kruch.

C'est donc des PME qu'est venu le salut pour la formation, et notamment le coaching professionnel. " Tous les intervenants en coaching se battent pour les grands comptes. Ils n'imaginent pas qu'une PMI/PME puisse consacrer un budget à ce poste, confirme Jean-Louis Sabin, d'ActionCoach. Si, en 2013, une PME sur cinq rencontrait des difficultés, en parallèle, 15 % d'entre elles n'avaient jamais gagné autant d'argent ! ", affirme-t-il. Ce master franchisé, qui a importé le concept de coaching d'affaires en France en 2006, fonde son activité sur plusieurs constats. Un patron de petite structure, surtout en phase de croissance, manque souvent de recul quand il doit gérer tout à la fois son temps, son équipe et sa trésorerie. Par ailleurs, les jeunes entrepreneurs, n'évoluant plus, comme par le passé, dans le cadre d'entreprises familiales transgénérationnelles, sont de plus en plus souvent isolés.

" Et puis, les patrons de PME sont plus réactifs. Les résultats induits par le coaching, notamment au niveau financier, sont ainsi rapidement visibles. C'est donc plus gratifiant pour l'accompagnateur ", pointe Jean-Louis Sabin. Le secteur reste donc très attractif pour qui saura se positionner sur une clientèle de plus en plus demandeuse et lui proposer ses prestations au bon moment, c'est-à-dire lorsque l'entreprise est en phase de croissance plutôt qu'en phase de doute. Selon les études de Territoires & Marketing, un franchisé spécialisé sur le coaching réalise en moyenne un chiffre d'affaires compris entre 100 000 et 155 000 euros par an, pour un apport personnel assez faible et peu de charges. L'activité ne nécessite pas en effet de posséder un local en propre. Seuls 15 à 20 % des franchisés disposent d'un bureau et, dans ce cas, ils s'adjoignent les services d'une assistante.


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Thierry Puech

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