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Be a boss 2018 : 5 start-up qui se conjuguent au féminin

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Voici cinq start-up qui replacent l'entrepreneuriat féminin sur le devant de la scène. Elles ont été repérées à l'occasion de la journée de clôture du tour Be a boss 2018 à Paris, jeudi 20 septembre 2018.

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Ombrea, le système de régulation climatique

Et si l'IA venait au secours des agriculteurs et maraîchers face au changement climatique ? C'est l'idée qu'ont eu Christian Davico, agriculteur, et sa fille Julie Davico-Pahin en développant un système de régulation climatique. "Ombrea est un outil adapté aux cultures sensibles de types maraîchage, horticulture, arboriculture et viticulture de petites surfaces (1 hectare maximum, NDLR)", présente la cofondatrice et directrice générale.

Concrètement, l'outil se présente sous la forme d'un grand portique composé d'ombrières modulables et doté d'une technologie d'intelligence artificielle qui calcule leurs ouvertures en fonction d'objectifs définis à l'avance. "On crée un micro-climat en jouant sur l'ouverture des ombrières pour répondre aux besoins de la plante", précise-t-elle. Côté technique, un algorithme traite les données récoltées toutes les quinze minutes et défini les bons réglages.

Après un premier brevet déposé en 2016 et une année de recherche et développement, la start-up a débuté en 2018 la phase de commercialisation. "On a deux commandes prévues cette année mais il faut savoir que ce sont des infrastructures très lourdes, l'installation est étalée sur plusieurs semaines", ajoute Julie Davico-Pahin.

En attendant de conclure une levée de fonds d'ici à la fin de l'année, Ombrea, lauréat de l'édition 2018 de Be a boss, compte bien étoffer ses équipes commerciales et de R&D pour grandir et renforcer sa solution de machine learning. "L'objectif est que les données d'une parcelle puissent bénéficier à d'autres", conclut-elle.

Repères

Raison sociale : SAS Agrivolta
Activité : Outil de vérification des fiches de paie
Siège social : Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
Date de création : 2016
Dirigeante : Christian Davico (président), 53 ans et Julie Davico-Pahin, 26 ans (dg)
Effectif : 6 personnes
CA 2018 : 300 K€
Twitter : @agri_ombrea



© DR

Do It Abroad, la mise en relation entre étudiants et universités

Do it Abroad est une plateforme de mise en relation entre des étudiants et des universités dans le monde. Elle a commencé à travailler avec des étudiants français. Dès 2019, cette start-up, lauréate de Be a boss, accompagnera des européens. "On a commencé à pénétrer le marché français de l'éducation. On avance doucement sur notre stratégie de développement", avance Marie Blaise, sa présidente.

À ce jour, la société travaille avec 500 universités provenant de près de 45 pays. La jeune pousse effectue de la recherche de formation et opère un suivi durant tout le processus d'admission jusqu'à l'inscription définitive de l'étudiant. Il doit s'acquitter de frais d'inscription et peut bénéficier d'un mentorat, par Skype, auprès d'un conseiller ayant vécu l'expérience dans le pays visé, pouvant l'appuyer à chaque étape de la construction de son projet. Do it Abroad travaille aussi en tant qu'apporteur d'affaires avec les entreprises, en effectuant leur recrutement. La start-up souhaite lever des fonds pour consolider et s'ouvrir sur les marchés allemands, espagnols, italiens puis scandinaves.

Repères

Activité : Plateforme de mise en relation entre Etudiant et Université
Statut : SAS
Siège : Nantes (Loire-Atlantique)
Création : Février 2017
Dirigeante : Marie Blaise, présidente, 25 ans
Effectif : 7 salariés
CA 2017 : NC
Twitter : @Do_It_Abroad

© DR

Feel Object, l'inclusion sociale des déficients visuels

Feel Object est une jeune pousse toulousaine, spécialisée dans la fabrication additive et l'impression 3D professionnelle. Elle a lancé la solution Virtuoz, un produit destiné à l'inclusion sociale des déficients visuels. Il s'agit d'un plan tactil interactif en relief permettant aux personnes mal voyantes et non voyantes de se déplacer dans les bâtiments en autonomie. L'objectif : représenter un plan détaillé d'un bâtiment avec des repères facilement reconnaissables et précis pour les usagers.

Le service "fait appel au sens du toucher et de l'ouïe, de manière à ce que les personnes puissent se créer une image mentale claire de l'environnement", indique Céline Favy-Huin, dg de la société. Orientée uniquement vers le B to B, la start-up a déjà équipé les locaux d'Enedis à la Défense et l'Institut des Jeunes Aveugles de Toulouse. L'objectif de Feel Object, entreprise lauréate de Be a boss, consiste à élargir son portefeuille clients à l'ensemble des établissements recevant du public. Pour ce faire, la start-up travaille actuellement sur une levée de fonds pour accélérer son développement commercial visant l'embauche de personnel.

Repères

Activité : Impression 3D inclusive
Statut : SAS
Siège : Toulouse (Haute-Garonne)
Création : 2015
Dirigeante : Céline Favy-Huin, dg, 42 ans
Effectif : 5 salariés
CA 2017 : NC
Twitter : @Handi3D


Payrfect, la vérification des bulletins de paie

"Un bulletin de paie sur trois est erroné", avance Sabine Ferrero, dirigeante de Payrfect, une start-up fondée à la fin de l'année 2017. Cette ancienne comptable et gestionnaire de paie s'est donc lancée sur le créneau de la vérification des bulletins de salaire pour améliorer leur fiabilité et ainsi limiter les risques de conflits entre le salarié et l'employeur.

Payrfect propose son service aux entreprises à travers une plateforme, mais également aux salariés avec une application iOS et Android. "L'idée est d'amener les entreprises à s'engager dans l'amélioration du processus de paie et de permettre aux salariés de vérifier de leur côté", explique-t-elle.

Avec un système basé sur l'intelligence artificielle et le machine learning, la solution analyse les documents et révèle si des erreurs se sont glissées parmi les nombreuses lignes. "Aujourd'hui, nous sommes toujours dans une phase de recherche et développement pour adapter au mieux notre solution au secteur de la paie. L'intelligence artificielle nous permet d'analyser un grand nombre de données afin d'être le plus possible au point sur les différents types de bulletins existants", ajoute Sabine Ferrero qui vise essentiellement les TPE et PME dans un premier temps.

Repères

Raison sociale : SAS
Activité : Outil de vérification des fiches de paie
Siège social : Marseille (Bouches-du-Rhône)
Date de création : octobre 2017
Dirigeante : Sabine Ferrero, 43 ans
Effectif : 1 personne
CA 2018 : NC
Twitter : @Payrfect_France


© DR

Maathics, l'utilisation équitable de l'IA en entreprise

Certifier les traitements de données personnelles réalisées par l'intelligence artificielle (IA) pour s'assurer qu'ils ne soient pas sources d'inégalité. Voilà le créneau sur lequel se penche la start-up toulousaine Maathics, cofondée par Anna Choury et quatre scientifiques et chercheurs. "On a développé un outil d'analyse de risque qui surveille le traitement et certifie s'il est équitable ou non", explique Anna Choury.

Si le traitement des données est jugé équitable, la start-up délivre alors un label FDU (Fair Data Use) dont la définition de la discrimination se base sur une notion admise par la communauté internationale en matière de traitement de données par l'IA. "Ce label certifie l'utilisation équitable de l'intelligence artificielle par une entreprise", précise-t-elle.

Destinée à la PME comme au grand groupe grâce à un modèle de tarification accessible, la solution doit, pour fonctionner, disposer d'un jeu de données conséquent. "On vise par exemple les procédures de recrutement des grands groupes qui utilisent l'intelligence artificielle dans le process RH et pour laquelle il est possible que l'algorithme reproduise certaines discriminations", fait savoir Anne Choury.

Face au développement de la technologie, Maathics voit loin. "On vise le marché international très rapidement puisque la question de l'usage équitable de l'intelligence artificielle est récurrente", précise la dirigeante, prenant en exemple la polémique qu'avait suivie l'utilisation par la justice américaine de l'algorithme Compas, accusé de reproduire des cas de discriminations.

Repères

Raison sociale : SAS
Activité : Certification et labellisation des traitements de données par l'IA
Siège social : Toulouse (Haute-Garonne)
Date de création : 2018
Dirigeante : Anna Choury, 30 ans
Effectif : 1 personne
CA 2018 : NC
Twitter : @Maathics





Mickaël Deneux et Pierre Lelièvre

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