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Et si vous deveniez vous aussi business angel ?

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Et si vous deveniez vous aussi business angel ?

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Un pari sur l'avenir

"On a toujours l'espoir de doubler sa mise, et les blockbusters existent, mais si la motivation était seulement financière, je peux vous dire qu'il y aurait encore moins d'investisseurs en France", confirme Patrick Cantelli, 51 ans, dirigeant de Hura communication (30 salariés) et président d'Arts et Métiers Business Angels, réseau d'anciens élèves d'Arts et Métiers ParisTech. Accro aux pitchs, qu'il savoure comme "des bouffées d'air frais dans un contexte morose", ce patron d'un cabinet de conseil en ressources humaines a investi dans une dizaine de start-up. Il assure aussi l'accompagnement pour Numérique Premium, une bibliothèque virtuelle fonctionnant par abonnement et spécialisée dans les sciences humaines.

Ce projet-là lui avait tout particulièrement tapé dans l'oeil et il se réjouit d'avoir contribué à son développement. Mais Patrick Cantelli n'a pas toujours eu le nez creux. "J'ai déjà vécu pas mal de dépôts de bilan, alors qu'à la base, j'étais évidemment convaincu que ça allait marcher, confie-t-il. On ferait erreur en pensant que c'est hyper-rentable mais le plaisir de voir évoluer un projet, de savoir que l'on a pu faire profiter de sa propre expérience, est primordial. C'est aussi une manière de passer le relais à une nouvelle génération et de faire preuve de responsabilité sociale." Bref, c'est agir concrètement, à votre échelle, alors que tant d'autres se paient de mots.

TROIS QUESTIONS À...


Tanguy de la Fouchardière, président exécutif de France Angels, fédération nationale des réseaux de business angels

On a du mal à l'imaginer de prime abord, mais beaucoup des 4 500 business angels de votre fédération sont des dirigeants de PME en activité...
Tout à fait, environ un tiers. Ils ont entre 40 et 60 ans et sont animés par la passion de créer de la valeur. Évidemment, pour eux, ça va plutôt bien et ils ont envie de revivre avec un jeune entrepreneur l'aventure qui les a animés. On ne peut pas créer une entreprise tous les jours et, en étant business angel, on le fait un peu par procuration...

Sur le plan fiscal, est-ce avantageux ?
Oui, mais pas tant que ça. Le système français n'est pas très favorable aux business angels. On bénéficie d'un crédit d'impôt sur le revenu à hauteur de 18 % des sommes investies, avec un plafond de 10 k€ par an pour un couple. Et lorsque l'on est assujetti à l'ISF, cela monte à 50 %, avec aujourd'hui un plafond de 45 k€. C'est assez marginal par rapport au véritable enjeu.

Quel est cet enjeu ?
Il s'agit de ne pas perdre le contact avec l'économie qui bouge. Et on en tire aussi un certain profit personnel, en sortant de son écosystème personnel, en se confrontant à nombre d'innovations. Être business angel peut profiter, par ricochet, à sa propre entreprise, même si nous veillons à éviter les conflits d'intérêts. On ne vient pas dans un club pour faire son shopping. On y vient avant tout pour travailler en synergie avec ses pairs.

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Joël Rumello

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