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[Tribune] Laissons les 3D derrière nous, longue vie au S.A.M.

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[Tribune] Laissons les 3D derrière nous, longue vie au S.A.M.

Créé et faire perdurer son entreprise, c'est un peu comme apprendre à faire du vélo. Il est possible de tomber plusieurs fois, ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner !

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Trop souvent, et depuis trop longtemps, l'échec entrepreneurial a été synonyme de "Dépôt de bilan - Divorce - Dépression", la fameuse règle des "3 D". Il est temps que cela s'arrête ! En luttant contre la stigmatisation de ceux qui n'y sont pas arrivés du premier coup et pour qui l'aventure a dû se terminer certes, mais également en encourageant, soutenant et développant la capacité de rebond de chacun.

S.A.M. pour "Sauter le pas", "Assumer", et "Mettre à profit son expérience"

Au 21ième siècle, il n'est plus acceptable qu'en France, une expérience entrepreneuriale qui s'achève donne une image très négative de la personne alors que dans de nombreux pays, elle vaut bien plus que tous les CV.

Ne dit-on pas que "qui ne tente rien n'a rien" ? Ne sommes-nous pas tous d'accord pour dire que personne n'a appris à marcher du premier coup ? Un entrepreneur est comme un sportif de haut niveau : tous deux ne deviennent pas champions du monde du premier coup. Ils le sont devenus parce qu'ils n'ont pas craint leurs erreurs et, surtout, les ont analysées pour mieux repartir.

Ce n'est pas qu'une théorie. Il suffit de regarder autour de nous pour constater les témoignages, les envies, la vision des entrepreneurs d'aujourd'hui, pour comprendre que le rebond devient petit à petit la nouvelle mesure du succès.

"S" comme "Sauter le pas"

A l'instar de Sandrine Ausset, co-fondatrice de 600 Phenix, qui après 27 ans dans une entreprise et un burn-out, avoue sans peine avoir hésité, eu peur mais a "pris son courage à deux mains pour sauter le pas de la création de sa propre entreprise", même si cela comporte des risques. "Il faut oser", affirme-t-elle.

Également comme Carole Fortuna, fondatrice de Comunissons, qui aime citer la phrase de David Burns : "n'abandonnez jamais votre droit à l'erreur, car vous perdriez la capacité d'apprendre des choses nouvelles et d'avancer dans la vie" en rajoutant qu' "il faut oser en sachant que l'on peut échouer - et alors ?"

Être entrepreneur est un métier en soi qui consiste à créer et développer une entreprise. Comme pour tout métier, des qualités et compétences sont requises parmi lesquelles l'audace, la détermination, l'écoute, un savoir-faire managérial, la capacité à imaginer le futur d'une activité, à décider, à prendre et à assumer des risques, à anticiper et à s'adapter à des retournements de situation, etc.

Surtout, maîtriser l'art du rebond est un atout pour faire croître une société : si un entrepreneur échoue mais qu'il sait rebondir, alors il ne reproduira pas les mêmes erreurs dans son projet suivant ; s'il voit son activité péricliter ou en danger, mais s'il sait rebondir, alors il saura chercher d'autres pistes pour la relancer.

"A" comme "Assumer"

Lorsqu'un entrepreneur est confronté à la liquidation de sa société, il doit surmonter trois traumatismes : un traumatisme personnel qui l'amène à s'interroger sur le pourquoi il n'y est pas arrivé ; un traumatisme financier qui lui impose de trouver rapidement comment honorer ses engagements et un traumatisme social qui lui fait se demander ce qu'il va faire demain. Mais ce qui distingue le Rebondisseur, c'est de toujours avoir un plan A et un plan B, de savoir à l'avance comme une évidence que l'on peut échouer - et donc l'assumer !

Comme le raconte Flavien Denéchère qui a créé plusieurs entreprises : "Suite à la liquidation de ma structure, je me suis rendu compte que mon entourage (professionnel et personnel) ne voyait que cet "échec" et pas l'expérience que cette aventure m'a apportée, alors que moi je l'assumais complètement et j'étais déjà en train d'analyser le pourquoi de la situation pour remonter en selle."

Clément Alteresco, fondateur de Bureaux A Partager et de Morning Coworking, quant à lui, affirme qu' "on n'a pas de réussite sans avoir connu quelques échecs, c'est une évidence, quoi qu'on en dise."

"M" comme "Mettre à profit son expérience"

Après avoir sauté le pas et assumé le résultat, le plus important reste de savoir ce que l'on fait de cette expérience.

Pour sa part, Albert Szulman, serial entrepreneur et fondateur de Scale-Up Booster, retient que "tout changement est douloureux. Mais le plus important est ce que l'on en fait, comment on va faire pour changer cette énergie négative en énergie positive. Réussir, c'est facile ou pas facile et dépend très souvent d'où nous sommes nés. Mais rebondir, c'est essentiel car ça ne concerne que nous et notre faculté à reprendre en mains notre propre destin, et mettre à profit notre expérience."

Sauf à vouloir revisiter le tribunal de commerce ou affronter les huissiers une nouvelle fois, aucun entrepreneur ne refera deux fois les mêmes erreurs. Plus fort de son expérience, un Rebondisseur ne peut que réussir dans ces futurs projets. A l'instar de plus grands entrepreneurs de la planète qui ont tous sans exception suivi le S.A.M.

Car il n'y a en fait pas de secret : ce sont les échecs qui font l'expérience et l'expérience qui fait le succès. Plus que par des paroles, assumons pour de bon. Le S.A.M. est la clé !

Après 20 années d'expérience dans le marketing et la communication événementielle au sein de grandes agences de communication et de groupes médias de renom (1998-2017), Alexandre Nobecourt a décidé de créer sa propre structure de communication inspirationnelle et d'accompagnement événementiel, Punchline. C'est lors d'un séjour à New York qu'il a trouvé l'inspiration de son rebond et a décidé de s'investir auprès de PME et de médias indépendants. Il pilote des missions globales et agiles couvrant le business développement, la production de contenus et le pilotage événementiel.

A propos des Rebondisseurs Français - www.lesrebondisseursfrancais.fr
Lancé officiellement le 15 mai 2018, l'association des Rebondisseurs Français est le 1er mouvement national, entrepreneurial et citoyen, qui valorise, au travers d'actions concrètes, le rebond comme moteur de réussite et de croissance. Créée par 4 entrepreneurs convaincus de la nécessité de faire changer le regard sur l'échec en s'appuyant sur la force de l'exemple et du partage d'expérience, sa vocation est de donner la parole à ceux qui certes ont échoué, mais surtout ont rebondi et réussi, valoriser et promouvoir l'importance de la capacité de rebond, partager les valeurs et moteurs qui les ont guidés vers le succès. Ce mouvement est appelé à constituer la 1ère communauté entrepreneuriale qui appelle à surpasser l'échec par le rebond

Alexandre Nobecourt, vice-président des Rebondisseurs Français

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