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[Tribune] Quitter Google à 25 ans pour monter son entreprise

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[Tribune] Quitter Google à 25 ans pour monter son entreprise

On dit souvent d'un entrepreneur qu'il a l'état d'esprit adéquat depuis sa naissance. Or il y a certaines conditions qui aident au lancement d'une société. En quittant Google à 25 ans pour monter Datashake, Rémy Bendayan a décelé les facteurs clés qui favorisent le succès de l'entrepreneuriat.

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Après 4 ans d'expérience chez Google, mon ami Anthony Chelly et moi avions mûrement réfléchi notre décision de quitter le navire pour se lancer dans l'entrepreneuriat. Google est un idéal d'employeur pour beaucoup ; en sortir volontairement doit donc être un choix raisonnable. C'est ainsi que début 2019, nous avons lancé Datashake pour aider les entreprises à piloter leur stratégie en marketing digital. Aujourd'hui, l'équipe est composée de 8 personnes et nous accompagnons plus de 40 partenaires. Mais cela a grandement été favorisé par plusieurs éléments que nous avions anticipés.

Capitaliser sur l'expérience

Tout d'abord, nous avons pu confirmer l'adage qui dit "qu'une grande partie du succès d'une start-up repose sur ses fondateurs". En effet, même si cela semble commun, le choix du partenaire professionnel est crucial. Anthony et moi nous sommes rencontrés chez Google. Nous avons tout de suite perçu une complémentarité de nos personnalités, ce qui était primordial. Notre expérience commune a aussi permis aussi d'avoir des méthodes de travail similaires.

Le succès d'une entreprise dépend aussi de sa capacité à apporter une plus-value à ses clients. C'est pourquoi le business model doit être d'abord pensé pour la satisfaction du client final. Dans notre cas, nous avons pu observer, chez Google, qu'une grande majorité des annonceurs digitaux gèrent mal leurs campagnes publicitaires. Notre réponse est donc de les suivre pour améliorer la rentabilité de leur stratégie en marketing digital. Si une start-up a une offre dont la valeur ajoutée est discutable, sa longévité sera mise en péril.

Ensuite, alors qu'Anthony et moi avons toujours été animés par une envie d'entrepreneuriat, nous savions que le projet dans lequel on allait se lancer devait avoir un sens par rapport à nos parcours professionnels. Avec le démarrage de Datashake, l'objectif a été de capitaliser sur nos différentes expériences passées en marketing digital, et notre expérience récente chez Google. Il aurait été plus complexe de s'engager dans un secteur que nous ne connaissions pas. De plus, les expériences passées permettent d'apporter une certaine légitimité au projet.

Miser sur les équipes

Aussi, il nous a été important d'avoir des process internes solides dès le lancement, pour arriver à scaler plus facilement. Lorsqu'on démarre, on a tendance à se dire qu'on n'a pas besoin de ces potentielles lourdeurs administratives car "on y arrive très bien sans". Mais au fur et à mesure de l'étoffement de l'équipe, la transmission de savoir et des méthodes de travail est facilitée par la mise en place de ce genre de process. Ainsi, les nouvelles recrues seront plus performantes et ne dépendront pas à 100% des dirigeants.

Enfin, très tôt, nous avons pensé qu'il est important d'installer une culture d'entreprise forte, et donc de miser davantage sur l'humain. Horaires flexibles, valeurs d'entreprises, événements internes, vocabulaire propre à l'entreprise, programme de formation structuré... tous ces éléments nous ont permis de créer des conditions de travail favorables à l'épanouissement professionnel et un sentiment d'appartenance plus fort. À long terme, la prospérité d'une start-up dépendra davantage de son équipe que de ses fondateurs.

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