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3 règles d'or pour travailler avec un micro-entrepreneur

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Règle n°3 : Bien estimer les coûts

Autre dimension souvent ardue : le calcul du coût du micro-entrepreneur au vu de ses missions, mais également de sa conservation aux ressources de l'entreprise sur le plus long terme. D'office, le prestataire de services en microentreprise en statut BNC ­(bénéfices non commerciaux) ne peut dépasser un chiffre d'affaires global de 32 900 euros par an, calculé en fonction de la date de ­déclaration de son début d'activité. Pour la première année d'activité, le statut permet un ­dépassement à 34 900 euros pour les prestations de services.

Si vous atteignez ce montant, le prestataire sera contraint de freiner son activité en refusant par exemple de réaliser des prestations complémentaires pour vous ou d'autres clients, sous peine de devoir faire évoluer son statut. Une bonne évaluation de ce que le micro-entrepreneur va vous coûter est un gage de fidélisation et de bon entretien des relations entre lui et vous évitera de ­mauvaises surprises.

C'est pourtant la tâche qui s'avère souvent la plus complexe pour le client comme pour le prestataire. Diviser une mission en une série de livrables avec échéances courtes vous permettra d'estimer au mieux vos besoins, le tarif qu'il vous est proposé à chaque étape et d'éviter ainsi les surfacturations imprévues.

À prendre également en compte : le micro-entrepreneur ne peut ni déduire ni récupérer la TVA, ni déduire les frais générés par son activité (déplacements, frais de bouche...). Un micro-entrepreneur payé à sa juste valeur est facturé à hauteur de sa mission, charges comprises. Il pourra vous adresser en complément ses notes de frais à condition que les frais engagés soient encadrés par la mission donnée.

Pour Fred Nassar (404Works), le micro­-entrepreneur reste un gain financier par rapport aux services d'une agence, mais "il faut bien négocier les tarifs et la facturation, avec un TJM (taux journalier moyen) pour les missions longues ou un forfait" . Du côté des usages, il explique : "On constate un glissement progressif du TJM vers le forfait." Pourquoi ? Plus simple pour les clients comme les prestataires, le forfait englobe l'ensemble de la prestation. À inclure aussi, la commission de mise en relation du client et du prestataire que les plateformes prélèvent parfois. Pour 404Works, la commission représente 10 % de la mission.

Les + et les - :

+ : Le statut évite à avoir à s'engager... Utile dans un contexte évolutif encore instable !

+ : L'expertise des profils recrutés offre un apport en ressources compétentes sur des projets précis.

- : Évaluer et anticiper le coût des missions s'avère parfois complexe.

- : Attention au lien de subordination pour éviter les risques de requalification de la mission.

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Barbara Prose

Céline Tridon,<br/>rédactrice en chef Céline Tridon,
rédactrice en chef

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